Orelsan revient au cinéma avec Yoroï, sortie en 2025

See Unsee summary

Orelsan revient au cinéma avec Yoroï : entre surnaturel japonais et drame intime

Presque dix ans après Comment C’est Loin, Orelsan n’est plus juste un rappeur qui tente le grand écran. Il revient avec Yoroï, un film fantastique au cœur du Japon, à la croisée de l’intime et du surnaturel. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’attente s’annonce comme une montée en tension — façon thriller à la Silent Hill, mais version cinéma d’auteur.

Un musicien, un pays étranger… et un vieux puits

Yoroï, co-écrit par Aurélien Cotentin lui-même et le réalisateur David Tomaszewski, nous plonge dans la vie d’un musicien français (interprété par Orelsan, évidemment) parti s’installer au Japon avec sa compagne Nanako, enceinte, pour souffler après une tournée éreintante. Jusque-là, tout va bien. Mais comme dans tout bon riff de Miyazaki twisté façon Del Toro, le réel se fissure vite.

Un puits abandonné. Une armure ancienne. Des Yokaïs qui se réveillent. To read Rhythm Heaven returns—can it survive the input lag threat?

C’est là que démarre le cœur du film : une plongée dans le folklore japonais, où le surnaturel se mêle à des questions universelles. Car sous ses apparences de drame fantastique, Yoroï parle avant tout de paternité, de transmission et de la peur viscérale de l’inconnu — qu’on parle de créatures furtives ou, plus simplement, de devenir père.

Une esthétique léchée qui ne trahit pas l’émotion

David Tomaszewski n’en est pas à son premier projet visuellement marquant. Son style soigné, souvent teinté d’onirisme, s’annonce ici pleinement à sa place. Le film jongle entre lumière douce et ombres épaisses, joue avec les contrastes pour créer une ambiance immersive au possible. Le tournage en décors naturels japonais ajoute une texture quasi documentaire au film — comme si le réel glissait doucement vers le mythe, sans crier gare.

Et parce qu’on parle d’un projet Orelsan, impossible d’ignorer la bande-son. Si rien n’est encore confirmé, tout laisse à penser qu’il mettra les mains dans la musique — et franchement, ses textures sonores sombres et introspectives collent parfaitement à ce genre d’univers. Imaginez une atmosphère poétique et hantée, entre BO de Princess Mononoke et nappes électroniques à la Disasterpeace.

Un duo qui porte l’émotion

Face à Orelsan, on découvrira Clara Choï dans le rôle de Nanako. Le film repose beaucoup sur la dynamique entre les deux personnages, opposant leurs fragilités, leurs ancrages respectifs et leurs façons de faire face à l’étrange. Comme dans les bons couples de cinéma — oui, je pense à Jesse et Céline dans Before Sunrise, mais version yokai-friendly —, tout passe par les regards, les silence et les non-dits.

Ce choix intimiste contraste volontairement avec les éléments de genre plus marqués. Le drame psychologique et les créatures fantastiques ne sont pas en concurrence ici. Ils cohabitent. Ils dialoguent. Et cette ambiguïté-là, c’est franchement ce qu’on attend d’un film qui veut sortir des sentiers battus. To read Skyblivion misses 2025 launch as devs face final hurdles

Une sortie événement et des avant-premières ciblées

Yoroï ne se contente pas d’une sortie classique. Avant le lancement national prévu le 29 octobre 2025, six villes françaises accueilleront des avant-premières, du 2 au 14 octobre.

  • Caen
  • Bordeaux
  • Lyon
  • Lomme
  • Nice
  • Vern-sur-Seiche

… une tournée presque comme un road-trip promotionnel, mais bien plus symbolique. Surtout avec un réalisateur et un acteur qui cultivent ce rapport fidèle au public.

La billetterie ouvrira le 3 septembre. On peut s’attendre à ce que les séances affichent vite complet, entre les fans d’Orelsan, les passionnés de cinéma de genre et ceux curieux d’un projet hybride, comme on en voit rarement en France.

Un OVNI qui pourrait bien laisser sa marque

Au final, Yoroï s’annonce comme un film à part. Difficile à classer — et c’est tant mieux. Il flirte avec le cinéma d’auteur tout en empruntant au fantastique japonais, sans jamais trahir ni l’un ni l’autre. C’est un peu comme si The Babadook croisait Okko et les Fantômes, sous une lumière crépusculaire.

Une histoire de peur, oui. Mais de peur humaine.

Et si Orelsan réussit dans ce film à articuler aussi bien le chaos du monde et celui du cœur, alors Yoroï pourrait bien être plus qu’un simple retour au cinéma. Ce serait une prise de parole. Une œuvre personnelle. Un nouveau chapitre.

Et franchement, on est là pour ça.